North Coast 500 à moto : l’itinéraire, les étapes et la meilleure période
La North Coast 500 est une boucle de 830 kilomètres qui part d’Inverness, remonte la côte ouest des Highlands, franchit le nord de l’Écosse et redescend par la côte est jusqu’à son point de départ. Créée en 2015, elle est devenue en quelques années la route la plus connue du pays, et l’une des rares en Europe à mériter vraiment sa réputation.
À moto, elle a un caractère bien à elle : peu de trafic, des routes souvent à voie unique, des paysages qui changent toutes les demi-heures, et une météo qui décide du programme. Ce guide donne le tracé, le sens dans lequel la rouler, le nombre de jours à prévoir et ce qu’il faut savoir avant de s’y engager.
Le tracé et les grandes étapes
La boucle se referme sur elle-même, on peut donc la prendre dans les deux sens. Voici les points de passage principaux, dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Inverness, le départ et l’arrivée
- Muir of Ord, puis la traversée vers la côte ouest
- Applecross, par le Bealach na Bà
- Gairloch et ses lochs
- Ullapool, le port de la côte ouest
- Scourie, puis Durness au nord-ouest
- Thurso et le Castle of Mey
- John o’ Groats, la pointe nord-est
- Wick, puis Dunrobin Castle sur la côte est
- Dingwall, avant le retour sur Inverness
Dans quel sens la rouler
Le sens des aiguilles d’une montre place le Bealach na Bà et la côte ouest dès le premier jour, quand la concentration est maximale et la moto encore propre. C’est le choix de la plupart des motards, et celui que nous conseillons pour une première fois.
Le sens inverse garde la côte ouest pour la fin et commence par des routes plus roulantes, ce qui laisse le temps de s’habituer à la conduite à gauche et aux voies uniques avant d’attaquer le morceau difficile. C’est l’option raisonnable si vous n’avez jamais roulé en Grande-Bretagne.
Le Bealach na Bà, le passage qui fait la réputation
C’est la montée vers Applecross, une route à voie unique taillée dans la montagne, avec des lacets serrés, des pentes sévères et aucune barrière la plupart du temps. Elle est longtemps restée la route de col la plus exigeante de Grande-Bretagne, et elle se mérite.
Deux conseils simples. Ne pas la prendre en fin de journée quand la fatigue est là et que le soleil arrive de face dans la descente. Et ne pas s’y engager derrière un camping-car, parce qu’on ne double pas sur cette route : mieux vaut attendre cinq minutes au pied que de passer une heure à sa vitesse.
Les voies uniques, la vraie particularité écossaise
C’est le point que les motards français découvrent sur place, et celui qui provoque le plus de crispations le premier jour. Une grande partie de la NC500 est à voie unique, avec des élargissements réguliers appelés passing places, signalés par un poteau blanc.
La règle est simple et elle se respecte strictement. Celui qui a le passing place de son côté s’y range. Celui qui l’a en face attend en vis-à-vis. On ne se sert jamais d’un passing place comme parking pour prendre une photo, c’est la faute qui agace le plus les locaux. Et on lève la main pour remercier, systématiquement.
Pour une moto, ces routes sont un plaisir plus qu’une contrainte : on s’écarte facilement, on voit loin, et on double sans difficulté. Le seul vrai danger vient des véhicules de location conduits par des visiteurs qui n’ont pas compris la règle.
Combien de jours prévoir
Cinq jours pour boucler la NC500 sans rien voir. Sept pour la faire correctement, avec les détours qui en valent la peine. La moyenne réelle est basse, autour de 45 km/h, à cause des voies uniques, des arrêts et des moutons qui se moquent parfaitement de votre planning.
La NC500 se glisse en général dans un voyage plus long, parce que rejoindre Inverness demande déjà plusieurs jours depuis la France. Nos formules la prennent dans cet esprit : le road trip moto en Écosse en onze jours pour l’essentiel, et le grand tour d’Écosse en quinze jours pour y ajouter Skye et les îles.
Quand partir
De mai à septembre. Juin est le meilleur mois : les jours sont immenses, il fait encore frais mais la lumière dure jusqu’à onze heures du soir, et la fréquentation n’a pas atteint son maximum.
Juillet et août sont les mois des midges, ces moucherons minuscules qui rendent les arrêts pénibles sur la côte ouest quand il n’y a pas de vent. Ils ne piquent pas sur la moto en roulant, seulement à l’arrêt, mais ils suffisent à gâcher une pause. Un produit répulsif et une casquette filet ne coûtent rien et changent tout.
Septembre est souvent le meilleur compromis qualité de lumière et tranquillité, avec des journées plus courtes et un risque de pluie plus élevé.
Ce qu’il faut savoir avant de partir
Le carburant. Dans le nord-ouest, les stations sont rares et ferment tôt, parfois le dimanche. La règle est de faire le plein dès que la jauge descend à la moitié, sans attendre le village suivant.
L’hébergement. La NC500 est victime de son succès, et les chambres se réservent très en avance sur la haute saison, particulièrement à Applecross, Durness et Ullapool. Partir sans réservation en juillet est une mauvaise idée.
La météo. Elle change vite et souvent. Un équipement réellement étanche vaut mieux qu’un sur-pantalon de secours, et une couche chaude reste utile en plein été sur la côte nord.
La conduite à gauche. Elle s’oublie en deux heures, sauf aux redémarrages et aux ronds-points. Les premiers kilomètres derrière un véhicule local sont le meilleur apprentissage.
Pour aller plus loin
Nos itinéraires écossais, du tour rapide au grand tour avec les îles, sont réunis sur la page voyage moto en Écosse, avec les kilométrages réels et les durées. Si vous préférez préparer vous-même, nos tracés sont fournis au format GPX pour Garmin, TomTom ou Kurviger.
Et si vous cherchez plutôt la vue d’ensemble avant de choisir une route précise, nous avons rassemblé l’essentiel dans notre guide du road trip moto en Écosse : durée, budget, période et incontournables.